Certains parleront d’un non événement, d’autres d’un scandale de plus, toujours est-il que cette énième affaire n’est que le résultat d’une mauvaise gestion causée par une majorité absolue PS depuis plus de 80 ans à Waremme. 44622

Revenons aux faits qui sont reprochés à Guy Coëme. D’après le journal “Le Jour Huy-Waremme”, Guy Coëme aurait facturé un total de 60.000 euros à l’April (Association de promotion des intercommunales liégeoises) entre janvier 2008 et mars 2009 pour une mission principale la formation de son successeur. Cet argent a été versé à la société de consultance Canyon International gérée par son fils. Rien ne sert de revenir plus profondément dans le dossier, la presse s’en est déjà chargée (Le Jour HW, Le Soir, La Libre Belgique, La Meuse des 12 et 13 juin 2009). Bonne lecture.

Tentons plutôt de commenter. D’après les réactions de l’USC Waremme, on condamne mais on continue sans problème avec le député-bourgmestre. Le président de cette union, Claude Germay considère qu’il s’agit peut-être d’un de ces contrats qu’il ne faut plus cumuler. Mais ce n’est pas peut-être, ça devrait être la norme. Comment peut-on ne pas y voir un conflit d’intérêt ? Il est vrai qu’il n’a commis aucune faute (légalement) mais d’un point de vue éthique, tout le monde s’accorde à dire qu’il y a un problème. Pour ma part, ce qui me révolte, c’est la réaction de Guy Coëme, je suis dans les règles. C’est quoi cette volonté de toujours frôler la légalité. Suis-je naïf ou la politique a pour objectif d’améliorer la vie des gens. Mais il est vrai que l’homme est loin d’être à son premier coup d’essai mais il a payé sa dette (inéligibilité et réhabilitation). Et puis, il y a quelques années, il avait prévenu qu’il ne lui était pas possible  de vivre avec 5.000 euros par mois !

Une chose est sûre, ceci n’est que le début, si l’on tire un peu sur le fil on va pouvoir dérouler toute la pelote de laine, sans difficultés. Il faut dire que Guy Coëme est de moins en moins soutenu par sa base (ainsi que son poulain : Robert Meureau dont le score aux dernières élections est en nette baisse !). Enfin, je pense que Guy Coëme se souviendra encore longtemps du 12 juin qui, rappelons-le, est le jour où l’on fête les Guy !

Bonne fête Monsieur le Député-Bourgmestre.

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Voilà maintenant un an que l’article sur cette arrivée des poubelles à puce a été publié ! Quel constat peut-on déjà faire avant l’entrée en vigueur de ce nouveau système de récolte des déchets ? Condensé des réactions…

Premièrement, le constat que l’on peut faire est que les citoyens se sentent concernés par ce changement dans leurs habitudes. Toutefois, on voit bien que ça en énerve plus d’un ! Ils vont devoir payer un peu plus cher alors que ceux-ci doivent déjà faire un effort en triant davantage leurs déchets ! Mais que voulez-vous, pendant trop longtemps la classe politique (reflet de notre société) n’a pas souhaité intégrer le coût réel des déchets dans la taxe soumise aux citoyens. C’est le résultat d’un choix politique et selon moi, l’absence d’une volonté politique. Désormais, pour paraphraser Intradel, il s’agit de “responsabiliser tous les producteurs en vue de limiter leur production de déchets et ce en vertu de deux grands principes : ceux du ‘pollueur-payeur’ et du ‘coût vérité’.”

Deuxièmement, l’administration communale n’est toujours pas davantage informée sur l’objet de la réforme ainsi qu’à la manière de répondre aux questions du citoyen. Des séances ont été organisées et le seront encore dans les prochains jours mais semble-t-il que la langue de bois reste de vigueur ! 

Troisièmement, si en matière d’information du chemin reste encore à parcourir, il conviendrait par contre d’installer une barrage à la rage taxatoire de la commune de Waremme. En effet, si le coût vérité doit être appliqué, il ne faut toute de même pas asphyxié le portefeuille du waremmien qui se voit proposer l’une des taxes les plus élevées pour ces déchets. Petite comparaison (source : intradel):

I = Isolé ; II = 2 personnes ; III = 3 personnes ou plus 

Waremme (I = 62 €; II = 102 €; III = 142 €) => Majorité PS (absolue)

Hannut (I = 90 €; II = 110 €; III = 125 €) => Majorité MR

Wanze (I =53 €; II = 77,50 €; III = 97,50 €) => Majorité PS (absolue)

Awans (I = 50 €; II = 90 €; III = 110 €) => Majorité PS (absolue)

Sprimont (I = 75 €; II = 105 €; III = 135 €) => Majorité MR-cdH

Engis (I = 62 €; II = 102 €; III = 142 €) => Majorité PS (absolue)

Quel constat peut-on tirer ?

Sur des bases comparables (mêmes quantités prépayées…), il est assez clair que les communes socialistes prélèvent davantage que les communes de centre-droit, et ce pour le même service. Je souhaiterai donc que l’on m’indique à quoi va servir ce petit pécule qui peut se chiffrer à plus dizaines de milliers d’euros. Déjà qu’Intradel exige que l’on fournisse deux conteneurs alors que celui des déchets organiques peut être remplacé par un bon compost à domicile ! Des quantités prépayées qui font que l’effort des citoyens ne sera que partiellement pertinent (taxe forfaitaire rarement efficace, il est préférable une taxe proportionnelle de a à z qui permet une transparence complète) ! Et maintenant, ce surplus qui va venir combler les dérives budgétaires du collège communal de la ville de Waremme. Si au moins cet argent pouvait aider des familles nombreuses, des personnes âgées (incontinentes), des crèches (accueillantes d’enfants), les jeunes parents, … N’est-ce pas ça une politique sociale ? Mais est-ce qu’une politique socialiste est sociale ? Est-ce qu’une politique sociale est socialiste ? J’ai quelques doutes…

Ah oui, j’oubliais ! Avez-vous remarquer que l’on vous a demandez de bien vouloir payer une taxe pour l’utilisation des conteneurs à puce pour une année entière alors que le système ne rentrera en vigueur que le 1er juillet 2009 ? Alors, certes il faut payer le premier semestre mais fallait-il le payer au prix du second pour un service moindre ? Question de facilité sans doute (ironie)…

Vous me permettrez d’encore une fois rappeler le principe de transparence qui est le seul à pouvoir rendre confiance dans le système politique, ou plutôt en ses hommes politiques. Ah oui, pour ceux qui ne l’avaient pas compris, je suis pour le nouveau système de ramassage des déchets et je suis convaincu que le système proportionnelle sera appliquée dans quelques années quand certaines choses (personnes!) auront changées (non élues ou plutôt battues) …

A bientôt.

Plus d’infos : cliquez ici.

Dans un précédent post, j’émettais mon souhait de voir notre commune adhérer au système des poubelles à puce. Dès janvier 2009, ce sera le cas étant donné que Waremme est membre d’Intradel (72 communes sur 84 de la province de Liège). Dans un article du 9 mai 2008, la LLB parle même d’une “grande révolution ordurière” pour les communes liégeoises liées à l’intercommunale.

La première question que l’on peut légitimement se poser est pourquoi changer de système de ramassage des déchets ?

En fait, il s’agit d’une directive européenne (décision des Etats membres) ayant pour but d’appliquer le principe du “coût-vérité”, c’est-à-dire le principe du pollueur-payeur. Par ailleurs, parallèlement à cela, l’Union européenne souhaite miser de plus en plus sur la valorisation des déchets. En effet, les matières premières sont de plus en plus rares et donc de plus en plus chères, il convient donc de valoriser les déchets qui peuvent très bien avoir plusieurs vies. C’est la raison pour laquelle depuis de nombreuses années, différents systèmes de ramassage des déchets ont vu le jour (étiquettes payantes, sacs payants, parcs à conteneurs…). 

Quel constat peut-on en tirer ?

Ces systèmes sont plus ou moins efficaces, peu pour les étiquettes et assez bien pour les sacs payants. Mais on peut encore faire mieux. C’est pourquoi, depuis quelques années, plusieurs communes pilotes ont fait le choix des poubelles à puce avec des résultats très prometteurs !

Mais quels sont les avantages de passer à un système de conteneur à puce ? Plusieurs choses :

  1. Prix plus juste : chaque citoyen est taxé en fonction des déchets déposés dans le conteneur;
  2. Diminution de la consommation des sacs poubelles (réduction des déchets);
  3. Réduction de la qualité des déchets grâce facteur proportionnel (€/kg).
  4. Système propre et pratique : le conteneur est une poubelle rigide munie de roues qui facilitent son déplacement et évite l’éparpillement des déchets par les chiens errants, rongeurs, et autres animaux (chats…).
  5. Meilleures conditions de travail pour le personnel de ramassage : facilité de manipulation, effort réduit, diminution des risques d’accidents de travail par coupures, piqûres, déchirures musculaires…;
  6. Pour Intradel, ça permet d’uniformiser le système de ramassage et donc de réaliser des économies de logistique et financières (LLB);

Concrètement, qu’est-ce qui va changer ?

A la place du sac payant de couleur jaune, chaque ménage recevra deux conteneurs à puce : l’un pour les résidus d’ordures ménagères et l’autre pour les déchets organiques. Le plan tarifaire adopté est le suivant : en fonction de la composition du ménage, la taxe forfaitaire (en remplacement de la taxe socle) sera de 62 € pour un isolé, de 102 € pour un ménage de 2 personnes et de 142 € pour les ménages de 3 personnes et plus.

Cette taxe comprend : 

  1. la fourniture et l’entretien des deux poubelles à puce (“normale” et organique);
  2. les ménages ne paieront plus de sacs (sauf sac PMC de couleur bleue, 20 sacs compris dans le forfait, soit 2 € (20*0,1€));
  3. le forfait comprend un certain nombre de levées (de la poubelle à puce) par an et une quantité annuelle de déchets (60 kg/personne et 30 kg/personne de déchets organiques). Le prix est calculé sur base de la production d’un ménage moyen en province de liège (en 2006, 177 kg/hab/an ; Waremme : 153 kg/hab/an). L’échevin Mignolet ajoute que le forfait comprend également le ramassage des papiers-cartons et une carte d’accès au recyparc (Le Jour Huy-Waremme). 

Petit calcul : 

Auparavant (2008), 1 ménage (3 personnes) produit 1 sac/semaine (10 kg). Total année : 520 kg (52*10). Coût total annuel = 52*1 = 52 € + taxe socle (95 €) = 147 € (pour un isolé, 127 € : 75 + 52). Désormais, si le même ménage (3 personnes) ne modifie pas son comportement, le coût sera de : (520-3*60-3*30) = 250 kg ; 1/3 de 250 = 83,34 kg

142  + (100*0,07 + 166,66*0,11) + (83,34*0,06) = 172,3366 €

Soit une différence entre 2008 et 2009 de 25,3366 €  (172,3366 – 147).

En somme, on pratiquant une telle tarification, on va complètement à l’encontre du principe du pollueur-payeur. En effet, une taxe forfaitaire n’est jamais équitable. Faut-il rappeler que les socialistes revendiquent des amendes proportionnelles en cas d’infraction au code de la route ? Deux poids deux mesures !!! 

En fait, on ne récompense pas les citoyens qui ont fait un effort en réduisant leurs déchets. Au contraire, au vu de l’exemple chiffré, on ne provoque pas une différence significative entre les deux systèmes, ce qui rend plus difficile les objectifs à atteindre en terme de réduction. Pourquoi n’a-t-on pas adopté le système tarifaire d’application dans les autres communes et communes pilotes d’Intradel (Huy, Verlaine…) où l’on paie en fonction du nombre de levées et du poids des déchets ? A cela s’ajoute un manque de transparence dans la ventilation du montant forfaitaire : combien de levées (52, on suppose puisque principe hebdomadaire maintenu) ? Coût de la levée ? Coût du ramassage des papiers-cartons, PMC… ?

Par ailleurs, celui qui fait un compost est doublement pénalisé car il payera quand même pour le système de poubelle organique alors qu’il ne l’utilisera pas pas ou que très rarement.

Il faut une base forfaitaire mais la part variable doit être d’au moins 50 pour cent et pas de 96 pour cent comme on a pu l’apprendre dans les journaux. En appliquant un indice si élevé, où est encore l’intérêt de la proportionnalité qui se voit réduire à 4%.

Basé sa tarification sur base d’un ménage moyen en province de Liège est incorrect. Tout le monde sait que toutes les communes ne produisent pas la même quantité de déchets (plus la ville est grande, plus les kilos par habitants augmentent, tel est notamment le cas de Seraing ou encore celui de Liège). Il semblerait qu’Intradel mettrait ce système en place afin de “mutualiser” les coûts entre les communes. Ce qui revient donc, je le répète, à faire payer les communes qui ont fait des efforts par celles qui n’en font pas.

Enfin, en ne faisant supporter le coût du traitement des déchets uniquement sur les citoyens, même si c’est indispensable, on n’encourage absolument pas les distributeurs à revoir leur politique d’emballage, au contraire, le volume des emballages ne fait que croître. Or, le meilleur déchet est celui qui n’existe pas ! 

En conclusion, l’instauration du système des poubelles à puce est un très bon moyen de réduire le volume de nos déchets. Malheureusement, le tarif forfaitaire qui sera pratiqué par l’intercommunale ne permettra pas de répondre à cet objectif. Certes, il est fort problable que le volume diminue mais pas autant que si le système de tarification était partagé entre deux parts égales (forfaitaire et proportionnelle). Espérons qu’à l’avenir et au vu des résultats qui découleront des premières années de ce nouveau système, les communes prendront conscience que les citoyens ne sont pas uniquement une vache à lait et qu’ils sont prêts à faire des efforts mais ils faut pour cela qu’on leur donnent tous les outils pour y arriver !

logo_aldiCette semaine dans le Jour Huy-Waremme (26 et 27 mai 2008), on pouvait lire que le collège communal de Waremme a marqué son accord concernant l’installation d’un Aldi le long de la chaussée Romaine (à côté du garage Peugeot Hannay). Les travaux pourraient débuter en août prochain pour une ouverture dans le courant du premier semestre 2009.

Si l’on ajoute l’Intermarché situé aux limites de la commune de Waremme, le nombre de grandes surfaces à Waremme est de 8 (Colruyt, Lidl, Match Nord, Match Sud, GB-Carrefour, Champion-Mestdagh). Pas mal pour une ville de près de 15.000 habitants !!!

Selon Guy Coëme, c’est une bonne chose que cette enseigne vienne s’établir à Waremme. Quels arguments avance-t-il?

  1. Possibilité d’éléminer un chancre urbain où un commerce de voitures d’occasion y était autrefois installé;
  2. Il est préférable qu’Aldi s’installe à Waremme plutôt que dans une autre commune (Oreye ou Geer);
  3. Attirer des clients vers les commerces du centre-ville;
  4. “Garantie” au niveau social suite à des contacts pris avec des syndicats (une des raisons qui ont justifié le rejet des demandes précédentes de l’enseigne);
  5. Apporter une réponse à la baisse du pouvoir d’achat en augmentant la concurrence entre les différentes enseignes présentent sur le territoire de la commune.

Pour ma part, si les deux premiers arguments sont valables à cent pour cent, tel n’est pas forcément le cas des trois derniers.

Tout d’abord, est-ce que les “garanties” au niveau social faites par une enseigne doivent-elles être prises pour argent comptant ? Je ne le pense pas. Souvenez-vous de VW Forest. Dans cet exemple, l’Etat fédéral et le gouvernement de la région bruxelloise ont accordé des aides pour le développement du projet de l’”Automotive Parc”. Quelques mois plus tard, on a apprenait le licenciement de près de 4000 emplois malgré les efforts du personnel (réduction salariale et plus grande flexibilité) et des pouvoirs publics. Ceci montre bien que les pouvoirs publics sont assez démunis face à une multinationale, que ce soit VW ou Aldi.

Ensuite, sur une possible fréquentation des autres commerces du centre-ville par les clients d’Aldi. Dans l’article, on apprend que les commerçants (grandes surfaces) du centre-ville ont lancé une pétition évoquant la perte d’attractivité du centre-ville suite à l’installation du supermarché. Je doute que l’on peut réduire la perte d’attractivité du centre-ville à une implantation en dehors de celui-ci, même si cet élément doit être pris en considération. Il n’est toutefois pas le seul. A ce sujet, les grandes surfaces dont il est question devraient peut-être revoir leur politique commerciale ! Pour en revenir à l’argument de cause à effet entre faire ses courses chez Aldi et une fréquentation des autres commerces, je suis un peu septique. Car comme le dit explicitement le bourgmestre dans l’article du Jour Huy-Waremme, les clients de ce magasin effectuent des achats types. Raison de plus, plus les achats seront réfléchis, listés,… – ce qui d’un point de vue environnemental et financier est une excellente chose – et moins les clients se déplaceront vers d’autres commerces.

Enfin, en ce qui concerne l’argument selon lequel cela apporte une réponse aux difficultés que connaissent un nombre de plus en plus grand de citoyens, j’ai également quelques doutes. A titre indicatif, il est assez rare que pour le mentionner qu’un socialiste souhaite davantage de concurrence. Mais revenons-en au fond du sujet. Au premier coup d’oeil, la concurrence entre grandes surfaces peut avoir pour conséquence de faire diminuer les prix même si ces diminutions sont relativement minimes, notamment en raison du fait que les prix ne sont pas vraiment fixés par rapport aux autres commerces situés dans la commune mais sur une zone plus grande. Le problème est, comme le dit l’adage, “trop de concurrence tue la concurrence”. Qu’est-ce que cela signifie ? Quels sont les conséquences d’une concurrence trop féroce ? 1) Au niveau social. C’est-à-dire, une pression sur les salaires du personnel ainsi qu’une pression sur les producteurs pour des prix toujours plus bas. Cela favorise donc la disparition du producteur local au profit de grands groupes qui ne sont pas toujours respectueux des critères sociaux et environnementaux. 2) Au niveau des entreprises. Dans un premier temps, l’entreprise cherchera à diminuer les coûts salariaux et d’achats des marchandises. Dans un second temps, l’entreprise qui n’aura plus de marge de manoeuvre sera contrainte à mettre la clé sous le paillasson. Est-ce que huit enseignes vendant à peu près les mêmes produits pourront-elles survivre ? 3) Au niveau santé. C’est sans doute l’un des facteurs les plus importants et le plus sous-estimé. L’un des défis du 21e siècle est celui de l’obésité. Or, que constate-t-on lorsqu’on analyse le contenu des produits des magasins hard discount ? Une qualité qui laisse à désirer. Comme on le dit souvent, chaque marchandise pour son prix. Si l’on prend l’exemple du yaourt, il existe le yaourt biologique, le yaourt “normal” aux fruits et le yaourt “hard discount”, c’est-à-dire celui où l’on remplace les fruits par des arômes et par du sucre.

Pour conclure, la concurrence est un principe qui doit être utilisé et même parfois beaucoup plus intensivement dans certains secteurs (électricité, marchés publics…). J’espère que cette “concurrence exacerbée” ne produira pas et/ou n’aggravera pas davantage les conséquences évoquées plus haut. Car la concurrence n’est pas une religion et elle n’est pas efficace en toutes circonstances. Je crois que trop de concurrence tue la concurrence comme trop d’impôt tue l’impôt (clin d’oeil à la majorité socialiste) !

Depuis environ un mois, la ville de Waremme a installé deux dispositifs de sécurité routière, à première vue de manière provisoire (test?). Le premier se trouve au croisement de l’avenue Emile Vandervelde et de la rue du Fond’Or, le second est installé en haut de la rue du Pont (direction Bettincourt).dsc03726

Je m’attarderais principalement sur le second dispositif sachant qu’en ce qui concerne le premier, un comité de riverains existe (suite projet Matexi) et qu’il a certainement dû être consulté auparavant par les autorités communales (peur des médias?) !

Par contre, selon les informations dont je dispose à l’heure actuelle, s’il est possible que le quartier de la Haut Wegge/Haute Plaine ait été consulté (demande récurrente de la part de certains habitants), en tout cas, les rues du Pont, Mouhin… n’ont pas été consultées ni même informées par l’exécutif communal !

Mauvaise idée ? NON, le projet en lui-même est peu contestable étant donné que cela fait des années que l’on réclame des aménagements à cet endroit (au moins un accident chaque année) mais au 21e siècle il convient d’associer pleinement la population à l’aménagement de son environnement quotidien ! 

Certains opposeront le fait que cela ne concerne pas la rue du Pont et encore moins la rue de Mouhin, la Costale,… Pour ma part, je pense le contraire. En effet, on comprend aisément qu’une modification de la circulation produit des effets pour les rues connexes… Mais apparemment, la majorité socialiste semble l’ignorer !

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Venons-en au fond. Concrètement, quels sont les changements rue du Pont – quartier Haut Wegge ?

  1. -Installation d’un “mini rond-point” (provisoire) au carrefour entre rues du Pont et Haut Wegge, Haute Plaine;

  2. -Instauration d’un sens unique rues de la Haute Plaine et Haut Wegge

Pour l’instant, c’est tout ce que je sais !

En ce qui concerne la forme. Je tiens à faire remarquer à la majorité PS et en particulier à Guy Coëme que lorsqu’un élu s’exprime (presse, documents officiels…), il est préférable de respecter ses engagements surtout lorsque ceux-ci ont une incidence directe sur la vie quotidienne des citoyens. Sans parler aussi pour un homme politique de garde une certaine crédibilité !!!

Par ailleurs, que ce soit lors de la campagne électorales (communales 2006) ou au sein du programme de politique générale de la majorité socialiste (2006-2012), la transparence et la participation citoyenne ont été mises à l’honneur. Comme prévu par le CDLD (Code Démocratie Locale et Décentralisation), des mécanismes de participation citoyenne ont été créés : CCATM, renouvellement de l’opération de développement rural (initiative communale). La ville se dote donc de tous les outils nécessaires afin de réaliser un aménagement “concerté”.

De plus, pour reprendre les mots du collège (et sa majorité) lors de son discours de politique générale (2006-2012) : la ville s’est engagée 

“à poursuivre et à développer, par tous les moyens adéquats -au-delà des procédures réglementaires de plus en plus nombreuses -la consultation des citoyens et l’information à la population sur tout événement ou travail qui pourrait influencer l’ordre public ou, plus simplement encore, une modification -si légère soit-elle- des conditions de vie ou de l’environnement immédiat de tout habitant. Le collège communal appelle ainsi à la meilleure concertation participative.”

J’ajoute, mais est-ce vraiment nécessaire, que le bourgmestre a rappelé ces principes lors de son passage à l’émission Focus (RTC-Liège) en mars dernier.

Enfin, si le retour de Guy Coëme comme bourgmestres de Waremme n’était   une surprise pour personne; on pouvait quand même s’attendre à un changement dans sa manière de faire. Malheureusement, tel n’est  apparemment pas le cas et je doute fort qu’il en soit autrement à l’avenir ! En attendant, si j’avais un conseil à formuler aux habitants du quartier formé par les rues des Prés, du Pont, du Brouck, de la Costale, Mouhin, ce serait de se regrouper en comité de quartier, à l’instar de ce qu’on fait les habitants du Fond’Or-Vandervelde. Il n’y a qu’en étant des citoyens actifs qu’il sera possible de faire ouvrir les yeux de la majorité sur les préoccupations réelles des citoyens. Rappelez-vous de ceci : union fait la force.

De quoi s’agit-il ? Retour en arrière…

Cette initiative a donc au moins permis d’habituer progressivement les citoyens à mieux gérer leurs déchets verts (herbes…). Ce service fut “offert” (rappelons que IPP = 8,5%; il y a donc de quoi faire !) aux Waremmiens : sur simple appel téléphonique à l’administration communale, il était possible de demander que le service passe à notre domicile afin d’emmener nos déchets verts. 

Depuis 2008, les choses ont changé, il faudra désormais débourser 25 € pour s’inscrire sur la liste de “client potentiel” pour une période de ramassage d’une durée de 9 mois (du 1er mars au 30 novembre). La commune arguant qu’elle est contrainte de mettre en place une telle taxe en raison de la politique “coût-vérité” en matière de déchets imposées par la Région wallonne.

Cette somme d’argent paraît pour beaucoup de citoyens “ridicules” mais cette taxe est-elle sociale ? N’y a-t-il pas des personnes ayant des difficultés à gérer leur budget (petite pension par exemple) et qui ne peuvent déposer leurs déchets verts au parc à conteneurs ? Cette taxe n’est-elle pas une taxe “anti-sociale” sous couvert environnemental ? N’aurait-il pas fallu envisager des modalités d’application pour les personnes à mobilité réduite, les faibles revenus, … ? Qui plus est, l’argument du “coût-vérité” imposé par la RW (obligation européenne), n’est-elle par le prétexte pour mettre en place une double taxation (rappelons qu’en vue d’appliquer le “coût-vérité” en matière de déchets, la taxe communale des déchets en 2008 a augmenté de +/- 20%, ce qui est normal), permettant ainsi de ne pas grever davantage le budget communal déjà en difficulté pour être en équilibre ?

Si je peux me permettre, ce n’est pas une double taxation qu’il aurait fallu mettre en place mais bien une nouvelle politique en matière de déchets. Je m’explique, l’argument du “coût-vérité” ne peut être utilisé par la commune pour imposer une taxe, qui je le répète, s’ajoute à l’augmentation de la “vraie” taxe permettant d’arriver progressivement au coût-vérité. Rappelons au passage, que l’IPP à Waremme est l’un des plus élevés de l’arrondissement ce qui permet à la commune de bénéficier de moyens financiers conséquents.

Pour ma part, il aurait été beaucoup plus judicieux et “précurseur” de développer une nouvelle politique des déchets, en d’autres termes, de mettre en place le système qui permet de réduire au maximum le volume des déchets et par conséquent de se voir appliquer le meilleur coût-vérité pour la gestion de ses déchets (ménagers, verts,…), c’est-à-dire les poubelles à puces (dossier sur le sujet à venir).

Pour consulter le PV du conseil communal à ce sujet, cliquer ici.

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Voilà, comme vous le savez, l’environnement occupe désormais une place omniprésente. On ne peut que s’en réjouir !!! Certains y croient, d’autres l’utilisent comme argument marketing : tel est notamment le cas de certaines entreprises du secteur de la construction… et malheureusement, il semblerait que cette pratique ait également contaminé le collège communal. 

En effet, une des missions des élus est de sensibiliser les citoyens aux grandes problématiques et notamment celles relative à l’environnement (réchauffement climatique, pollution, utilisation rationnelle de l’énergie…).
Pour ce faire, la ville de Waremme est bien “équipée”, en effet, elle dispose de trois mandataires pour répondre à ces questions : 
  • Guy Coëme : bourgmestre (compétence : développement durable), 
  • Robert Meureau : premier échevin (compétence : économie d’énergie), 
  • Vincent Mignolet : troisième échevin (compétence : environnement).
Il y a quelques semaines, lors du conseil communal de février 2008, le collège exposait son souhait d’adopter un Plan Communal de Développement de la Nature (PCDN). Il s’agit d’un outil permettant d’aider une commune désireuse d’organiser et de structurer sur son territoire un ensemble d’actions favorables au patrimoine naturel. Parmi les objectifs visés par le PCDN, il y en a un qui touche à la sensibilisation de la population au patrimoine naturel. 
Preuve du double discours et du manque d’intérêts pour ces questions, la ville de Waremme n’a même pas répondu à l’appel lancé en novembre dernier pour participer à l’action qui se déroulera le 15 mars prochain : La Nuit de l’Obscurité. Cette action est organisée afin de sensibiliser la population aux problèmes d’économies d’énergie (extinction totale ou partielle de l’éclairage public) ainsi qu’à permettre à tous de découvrir le patrimoine naturel hesbigion afin de le préserver.
Pour en revenir à l’inaction de la ville, deux petites remarques: la première concerne la présence sur le territoire de la Maison de Hesbaye, créée pour sensibiliser les jeunes et moins jeunes à la nature ! Deuxièmement, une interrogation sur les intentions réelles du collège échevinal de poursuivre une politique de développement durable ainsi que sur l’intérêt d’adopter un plan communal de développement de la nature si la ville n’entreprend même pas les démarches pour participer à une action citoyenne assez simple à organiser.
Pour plus d’informations sur cette action, cliquez ici
J’ai intitulé ce billet de cette façon afin de clarifier les choses. Je ne suis pas “anti-socialiste”; en gros, si les libéraux, les écologistes ou les humanistes auraient été également seul au pouvoir depuis tant d’années, ma réaction aurait été identique. 
Etant encore jeune et utopiste (heureusement), il me semble normal dans une démocratie que l’alternance existe. Je suis évidemment conscient que la majorité en place a été élue démocratiquement et d’ailleurs, il n’y a aucun doute là dessus. Néanmoins et sans entrer dans l’amalgame, certaines pratiques du passé (clientélisme…) ont malheureusement permis à beaucoup de mandataires de conserver leurs sièges. Ce qui est vicieux avec ces pratiques, c’est qu’il est extrêmement difficile de prouver qu’elles ont toujours cours. En effet, le service rendu (logement, emploi…) par le mandataire est souvent inscrit à vie dans la tête de l’électeur.

 

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